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par MJCF 78

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Il y a de plus en plus d’élèves entassés dans des classes dans lesquelles ils se retrouvent parfois à 20, voire 30. L’enseignement n’y est pas apte. En effet, un.e professeur.e ne peut pas avoir un cours bien conduit et aider les élèves en difficulté dans une classe surchargée. Ces derniers risquent donc de passer inaperçus, d’autant plus que l’enseignant.e n’a pas toujours le temps de fournir un soutien personnalisé à chaque élève. Cela augmente le risque de distractions et de comportements perturbateurs, ce qui peut nuire à l’apprentissage de tous les élèves, car l’enseignant doit consacrer une partie de son temps à gérer la discipline, ce qui diminue le temps consacré à l’enseignement. Chaque élève a moins de chances de participer activement. Certains peuvent rester dans l’ombre, ne pas poser de questions, ou ne pas être sollicités pendant les discussions, ce qui peut affecter leur engagement et leur motivation. L’instituteur.rice doit jongler avec un plus grand nombre de comportements, de besoins d’apprentissage et de corrections. Cette pression peut conduire à une surcharge de travail et à une baisse de qualité dans l’enseignement. Il est aussi difficile de mener des activités pratiques, des projets ou des travaux de groupe efficaces. L’enseignant.e doit gérer plus de groupes ou d’individus, ce qui rend ces activités plus compliquées et moins productives.

I. Un personnel de qualité et en quantité

Pour pouvoir avoir des bons cours pour la jeunesse, il faudrait avoir plus de personnel dans les écoles pour que ces derniers puissent gérer une classe de maximum 15 élèves. Dans ces conditions, chacun.e aura plus d’opportunités de participer activement, de poser des questions et de s’impliquer dans les discussions. Cela favorisera l’engagement et l’initiative des élèves et permettra à l’enseignant.e de se concentrer davantage sur la qualité de l’enseignement et la prise en compte des besoins individuels. Gérer un groupe plus petit est généralement plus simple. Les comportements perturbateurs sont plus faciles à contrôler et cela permet de maintenir un environnement calme et propice à l’apprentissage.

Il faudrait aussi de meilleures formations pour les enseignant.es. Effectivement, ces dernier.ères possèdent dorénavant des ordinateurs et projettent leur cours au tableau, voire utilisent des logiciels éducatifs. Il faudrait donc les former à la maîtrise de logiciels, comme Narramus, ActivInspire, et de leur tableau numérique ou de leur vidéoprojecteur interactifs. Ces formations permettront de renforcer leurs compétences numériques et d’intégrer efficacement ces outils dans l’enseignement. Les TNI et VPI sont des outils très utilisés dans les salles de classe modernes – ils sont mis en place dans les écoles maternelles et élémentaires – et permettent aux enseignant.es d’interagir avec le contenu affiché à l’écran, d’utiliser des applications interactives et de rendre l’apprentissage plus dynamique.

Enfin, nous savons que le nombre de la population augmente et, de ce fait, des enfants doivent aller dans des écoles étant déjà surchargées. Construire de nouveaux établissements pourrait être une bonne solution car cela contribuera à réduire les inégalités sociales et géographiques en permettant à davantage d’enfants de bénéficier d’une éducation de qualité, quel que soit leur milieu socio-économique. Une école proche de la communauté offrira à tous les enfants la possibilité d’apprendre, sans devoir parcourir de longues distances, ce qui est souvent un obstacle majeur dans les zones rurales ou les quartiers défavorisés. La construction de nouvelles écoles permettra de désengorger les établissements scolaires existants et, par conséquent, améliorera les conditions d’enseignement en réduisant le nombre d’élèves par classe et en facilitant une meilleure gestion pédagogique.

II. Une diminution du temps de cours

Après une certaine durée, la capacité d’attention des élèves peut diminuer, ce qui rend l’apprentissage moins efficace et peut entraîner une forme d’enseignement plus passif – les élèves écoutent sans vraiment interagir – et une surcharge cognitive, où les élèves sont confrontés à trop d’informations à assimiler d’un coup. Réduire la durée des cours aura pour conséquence de préserver leur niveau de concentration et d’engagement, de diminuer leur fatigue cognitive, en particulier pour les matières exigeantes, et de leur permettre de mieux assimiler les informations. Avec moins de contenu à couvrir pendant un cours plus court, les enseignant.es pourront accorder plus de temps à des activités interactives. Cela renforcera la participation des élèves et les aidera à mieux comprendre les concepts en les appliquant directement. Réduire la durée des cours incitera également les enseignant.es à adopter des approches plus dynamiques et participatives et à diversifier les méthodes pédagogiques, par exemple en incluant des activités pratiques, des discussions de groupe, des vidéos, ou des projets. Cela permettra de mieux répondre aux différents styles d’apprentissage des élèves. L’apprentissage sera donc plus digeste. De plus, la diminution du contenu à couvrir par session réduira le stress des élèves, qui se sentent moins pressés de tout assimiler en un temps limité. Un emploi du temps plus équilibré favorisera le bien-être des élèves et stimulera l’intérêt des élèves en les empêchant de se lasser ou de décrocher, surtout dans des matières qui demandent un haut degré de concentration. Par ailleurs, un aménagement plus flexible et équilibré des emplois du temps inclura des temps réservés aux activités parascolaires comme le sport, la culture ou des projets interdisciplinaires, ce qui enrichira l’expérience scolaire des élèves. Pour les enseignants, des périodes de cours plus courtes pourront aussi signifier moins de préparation pour chaque cours, ce qui leur permettra de mieux gérer leur charge de travail et de se concentrer sur la qualité de l’enseignement plutôt que sur la quantité de contenu à couvrir.

III. Pour une meilleure inclusion des élèves en situation de handicap

Si l’on souhaite un accès plus équitable et égalitaire à l’enseignement public pour tous.tes, un accès pour les élèves atteints de handicap doit être fait. La plupart des écoles mettent des accès aux handicapés, mais cela doit être étendu à toutes les écoles de France. L’école doit être équipée de rampes d’accès, d’ascenseurs ou d’escaliers adaptés pour que les élèves atteints de handicap physique aillent en cours à des étages seulement accessibles par escaliers. Des toilettes accessibles et adaptées aux personnes handicapées et des espaces de travail adaptés sans obstacles et avec des tables ajustables aux fauteuils roulants et des chaises ergonomiques pour les élèves avec des besoins particuliers sont essentiels et obligatoires.
Pour améliorer l’inclusion de tous.tes, le MJCF doit également plaider pour un renforcement du nombre d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Leur nombre doit être augmenté pour répondre aux besoins croissants. En effet, à la rentrée 2024, il y a environ 490 000 élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire et plus de 132 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap. Cela représente un ratio d’environ un AESH pour 3,7 élèves en situation de handicap. Ce ratio insuffisant rend difficile un accompagnement personnalisé et de qualité pour chaque élève, limitant ainsi leur accès à une éducation inclusive.

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