Rôle du MJCF
par Clémence Delfaud - MJCF 33Une complémentarité syndicat-organisation politique pour l’hégémonie du MJCF
Le syndicat et l’organisation politique ont une logique complémentaire.
Le syndicat défend les travailleur.euse.s dans leurs conditions de travail.
L’organisation politique porte un projet de société.
Ces deux structures étaient historiquement liées et travaillaient de concert pour la constitution d’un mouvement social massif et majoritaire.
Cette complémentarité syndicat-organisation politique était historiquement attaquée par les anarchosyndicalistes, dont la position s’est progressivement développée à gauche.
Le passage de syndicat sectoriel, s’intéressant aux conditions de travail et d’études, en organisation politique n’en portant pas le nom a lourdement impacté les syndicats, qui ne sont aujourd’hui plus en capacité d’être massifs dans leurs milieux concernant la jeunesse.
Les insoumis ont fait le choix d’un organe de recrutement via l’Union Étudiante et l’Union Syndicale Lycéenne, qui font aujourd’hui plus de la politique qu’un travail syndical, perdant ainsi les moyens d’avoir des syndicats de masse.
Les syndicats ne sont plus massifs, certes, mais, pire encore, ils deviennent des organes concurrents des organisations politiques. Il n’est plus rare de voir des syndicats étudiants tenter de s’ériger porte voix de la jeunesse sur la Palestine, perdant tout lien avec les conditions d’études et prenant une place qui nous revient en tant que MJCF, celle de l’organisation politique de référence sur le sujet.
Au-delà d’une bataille de chapelle, il s’agit d’un débat de fond sur la structuration du mouvement social. Face à un paysage syndical lycéen très faible ou sinon tenu par les insoumis, à un paysage étudiant plus que morcelé, il est de notre rôle de donner une alternative de classe.
Les travailleur.euse.s méritent d’avoir des outils massifs à même de protéger leurs conditions de travail face aux attaques libérales.
Il ne s’agit pas de prendre la place de syndicats mais de montrer une complémentarité entre l’engagement syndical, à même de fournir les prémisses de la conscience de classe par la conscientisation des conditions de travail, et l’engagement politique, seul à même de donner un projet de société cohérent et de mener des luttes politiques victorieuses jusqu’à la prise de pouvoir de notre classe.
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