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par Alexandre Sylva - MJCF 78Une bonne justice pour les étrangers : pour un véritable État de droit
Le meurtre de Philippine et les réactions que cela a provoquées, jusqu’au sein de notre parti politique, concernant l’exécution des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF), est l’illustration que la France devient peu à peu un État de non-droit pour les étrangers. Lorsqu’au lendemain de la mort de Philippine, Fabien Roussel a écrit que son meurtrier « aurait dû être expulsé, et cela n’a pas été fait », quel message les communistes renvoient-ils aux citoyens ? Le MJCF doit affirmer une toute autre position à ce sujet et doit se positionner contre le fait de cibler les étrangers comme des dangers en France.
Depuis 2020 et la création des Centres de Rétention Administrative (CRA), la France est entrée dans une nouvelle ère dans sa gestion des étrangers, en devenant un pays de non-droit pour ces individus. Ces derniers, venus en France pour une vie meilleure, se retrouvent souvent à vivre dans des conditions miséreuses, vivant à la rue ou allant de foyer en foyer dans l’espoir de pouvoir s’épanouir et de reconstruire une vie.
Cependant, les différents gouvernements ont peu à peu pris des mesures pour les réprimer et les renvoyer dans leurs pays. Les étrangers, même arrivés avec un titre de séjour, voient leurs demandes de renouvellement de ce titre ou leur demande d’asile être refusées, même s’ils travaillent en France. À partir d’un certain moment, ils sont amenés devant un juge de la liberté et de la détention. Les jugements se déroulent, de plus en plus, dans des Algeco situés proches des CRA, des aéroports ou des ports, des endroits perdus afin que personne n’assiste aux jugements (contrairement à l’obligation de la publicité des jugements). Ainsi jugés, les étrangers sont envoyés en CRA, en attente de l’exécution de leur OQTF.
Le MJCF doit dénoncer les conditions de rétention des étrangers, qui, pour la plupart, ne sont même pas des délinquants. Le MJCF doit exiger l’abolition des OQTF et la fermeture des CRA. La solution est d’accueillir les immigrés qui arrivent et de juger comme des citoyens français ceux qui commettent des infractions (ça reste une extrême minorité). Enfin, le MJCF doit lutter contre le racisme qui se généralise en France, souvent caché derrière les pseudo-problèmes que poseraient les étrangers. Un meurtre est un meurtre, qu’il ait lieu en France ou au Maroc. Renvoyer un possible meurtrier chez lui, c’est condamner un individu dans son pays d’origine. La maltraitance, la justice expéditive, le racisme systémique : rien de tout cela n’est digne de l’État de droit qu’est censée être la France.
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