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par Guilhem de Bourmont - MJCF44Socialisme des jours heureux
I – Socialisme des jours heureux
La France est une société capitaliste impérialiste. Le socialisme dans notre pays sera
donc différent d’autres socialismes réels qui sont partis pour la plupart de pays au
capitalisme peu développé.
Notre base étant différente, notre socialisme sera différent, ce qui n’empêche pas qu’il est
lié avec les autres expériences socialistes, quant aux succès et échecs possibles qu’il
convient d’analyser précisément.
En outre, le socialisme, en tant qu’alternative concrète à la société capitaliste, est un
moyen de mobilisation. Nous ne luttons pas pour des petites réformes mais une véritable
transformation de la société. Seul le socialisme est à même de construire des jours
heureux.
Le socialisme n’est pas une démocratie bourgeoisie caractérisée par un parlementarisme
de notables, mais une démocratie beaucoup plus étendue et beaucoup plus participative.
En plus d’organes représentatifs élus dans des conditions égalitaires (même budget,
même temps médiatique, pas de sondages), des organes populaires (à la soviets) qui
rassemblent directement les citoyens et les travailleurs au niveau du quartier ou de
l’entreprise doivent avoir des pouvoirs de contrôle, d’adresse et de délibération sur des
questions importantes, sorte de référendum précédé d’une délibération collective. Par
ailleurs, le socialisme est une société internationaliste qui fait de la paix et de la
coopération entre les peuples une exigence. La question de l’autodétermination des
peuples, notamment dans les DROM-COM, est importante et tout doit être fait pour
assurer ce droit fondamental à tous les peuples.
De nombreuses décisions sont imposées aux jeunes, de la réforme du bac professionnel à
l’austérité dans les facs. Ces mesures seraient tout simplement impossible dans une
démocratie socialiste qui garantit le pouvoir du peuple et des travailleurs.
La particularité du socialisme est de démocratiser l’économie. Ce ne sont plus quelques
monopoles capitalistes qui décident de l’essentiel de l’activité économique, axant leurs
orientations sur la recherche du profit, mais la collectivité dans son ensemble. Le
capitalisme impérialiste a développé de grands monopoles, après une révolution socialiste
il sera d’autant plus simple de nationaliser et d’unifier ces monopoles. La nationalisation –
ou plutôt l’expropriation – des 300 plus grandes entreprises permettra déjà de placer un
tiers de la production sous le contrôle public. Un enjeu est aussi de transformer les
rapports sociaux au sein de l’entreprise, la démocratiser, réduire les contradictions entre
travail manuel et intellectuel. Pour ce qui est du fonctionnement d’une économie socialiste,
il changera tout le long de la construction du socialisme. La base économique doit
cependant, être les entreprises socialistes (dirigées par les travailleurs) placées au sein
d’une planification moderne et démocratique. Au fil de la construction du socialisme, les
rapports marchands doivent être réduits peu à peu, de même que le travail répétitif et
aliénant. La démocratie économique doit se retranscrire quotidiennement dans la gestion
même de la production, par les organes des travailleurs, avec une organisation propre à
chaque filière de production, et au niveau national lors de l’élaboration des plans, par un
large processus démocratique comparable par exemple à un congrès.
La majorité des jeunes connaît la précarité au travail et est encore peu intégrée au sein du
marché du travail. Une économie socialiste permettra en premier lieu d’abolir le chômage
et de considérablement améliorer la situation des jeunes. Le but de la production n’est
plus le profit, mais la satisfaction des besoins, avec l’amélioration des conditions de travail
et du statut du travailleur vers un travail plus conscient et émancipateur.
Le socialisme est aussi une société qui transforme considérablement la société, dans
l’éducation, la santé, la culture, les sciences, l’environnement, etc. Tout cela pour libérer les individus et émanciper l’ensemble de la société. Toutes les sphères de la société sont
faites pour être accessibles à tous, permettre la création et l’invention personnelle et
collective, protéger notre santé et notre environnement, vivre ensemble sans haine et sans
guerre. Une société socialiste est avant tout humaine et c’est d’ailleurs dans ce domaine
que les socialismes réels se sont le plus illustrés (avec des limites bien entendu).
Cette question est finalement la plus facile à mettre en avant : une éducation pour tous les
jeunes quelque soit leur classe d’origine ne sera possible pleinement que sous le
socialisme. Tant que la bourgeoisie gardera le pouvoir et malgré de fortes mobilisations,
l’éducation restera conditionnée à la rentabilité. Idem pour le sport, la santé, la culture.
Tous ces éléments sont essentiels à la vie en collectivité, et ne pourront être pleinement
développés que dans une société nouvelle : le socialisme.
II – Et le MJCF dans tout cela ?
Le MJCF ne se destine pas à être l’organisation de la révolution, rôle déterminant du Parti
communiste. En revanche, le MJCF doit être une école du
communisme pour les jeunes.
Dans le cadre particulier des jeunes au sein du capitalisme (peu intégrés, vulnérables,
précarisés pour la majorité d’entre eux, avec des contrastes entre différentes jeunesses
bien sûr), il est plus facile de convaincre des hypocrisies du système capitaliste et de la
nécessité du socialisme.
Il faut donc mettre en œuvre trois éléments :
D’abord discuter entre nous de quel socialisme nous voulons pour la France, en lien avec
le PCF, les syndicats, nos organisations sœurs au niveau international, en prenant en
compte les expériences dans d’autres pays et des expériences dans notre propre pays.
Cette discussion doit aussi se faire directement avec les jeunes peu politisés pour éviter
de formuler des idées pseudo-révolutionnaires qui ne convaincront que nous.
Ensuite en parler le plus possible. Si nous voulons qu’une majorité de jeunes considère le
socialisme comme nécessaire, il faut en parler, montrer ses qualités intrinsèques,
expliquer comment il pourrait être construit. Cela passe par nos moyens habituels :
militantisme, communication, campagnes. Il ne faut pas faire de campagne « socialisme »
mais intégrer cette exigence dans les actions que nous faisons et surtout dans nos
propositions.
Enfin, organiser et former les jeunes. La construction du socialisme ne pourra se faire
sans eux et c’est donc à nous, MJCF, de faire prendre conscience aux jeunes de leur
classe et de la nécessité du socialisme, mais aussi de leur donner les armes pour en
devenir pleinement acteur.
Le socialisme est une perspective, c’est aussi un combat. À nous de le rendre majoritaire.
À nous de construire de nouveaux jours heureux.
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