Rôle du MJCF
par Thibo Binda - MJCF 25Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire
Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire
« Le MJCF est une organisation d’éducation populaire. Il permet à chacun et chacune d’être
actrice et acteur d’une transformation révolutionnaire de la société. Il développe des pratiques et des
savoirs visant à l’émancipation de chacun et chacune » – Préambule des statuts du MJCF
« Combinez vos activités pratiques quotidiennes avec une étude approfondie des fondamentaux
du Marxisme-Léninisme, car sans théorie révolutionnaire, il ne peut y avoir de pratique
révolutionnaire » – Georgi Dimitrov au sixième congrès de l’Internationale des Jeunes Communistes
« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire. On ne saurait trop insister sur
cette idée à une époque ou l’élégant prêche de l’opportunisme va de pair avec un engouement pour
les formes les plus étroites de l’action pratique » – Vladimir Lénine, Que faire ?
La Théorie, une nécessité.
Si la première tâche de notre mouvement est d’organiser la jeunesse, une autre la suit de très près,
à savoir celle d’introduire la jeunesse à la théorie révolutionnaire. La lutte théorique est, à vrai dire,
fondamentale pour la bonne orientation du mouvement, dans ses initiatives ponctuelles mais aussi
ses objectifs à long terme.
Tout d’abord, parce que la théorie nous donne un prisme par lequel comprendre et analyser le
monde qui nous entoure ainsi que les événements qui y surviennent afin d’agir en accordance. Plus
que ça, la théorie, vivante, héritée, développée et transmise au travers des décennies et des générations qui nous précèdent, riche de leur histoire, nous procure de très précieux enseignements sur tous les fronts, que ce soit au sujet du renversement du capitalisme ou bien la construction du socialisme, la question nationale, la contre-révolution, l’internationalisme, etc. C’est pour ce premier point que la théorie est plus que nécessaire afin de former des militants et des cadres en mesure d’œuvrer à une transformation révolutionnaire de la société.
Ensuite, il convient de dire que beaucoup de jeunes adhèrent au mouvement sur la base d’un
ensemble de valeurs, parfois vagues, plus ou moins en phase avec les nôtres. Pour le formuler
autrement, il est évident et attendu que beaucoup ne possèdent pas une culture, un bagage
Marxiste-Léniniste lors de leurs adhésions et après. Ce n’est pas grave dans le sens où cela montre
notre aptitude à parler à un public large qui n’est pas lui-même sans qualité d’ailleurs, mais cela
pose toutefois le problème que, en l’absence d’une « colonne vertébrale » idéologique, le risque de
manquements et de failles dans nos actions, positions et décisions collectives au quotidien se
renforce. En d’autres termes, la carence en théorie est le premier domino de l’opportunisme, celui
qui, dans sa chute, provoque une réaction en chaîne qui ne peut conduire qu’à la paralysie de notre
mouvement, l’histoire nous l’a montré. Dès lors, la théorie est encore une fois le remède pour
former des cadres et des militants solides tout en renforçant dans son ensemble le mouvement.
Tout cela pour signifier que le renforcement théorique, idéologique, doit faire partie intégrante de
nos combats au quotidien, et ce ad vitam æternam, non pas par simple « folklorisme » mais bien
parce que celui-ci résulte nécessairement en un renforcement de l’organisation toute entière dans sa
lutte contre l’oppression entretenue par le capitalisme, mais aussi dans sa tâche de participation à la
révolution politique, économique, sociale et sociétale qu’implique le communisme. Ainsi, l’objet de
cette contribution est le suivant : remettre l’accent sur le front théorique en se dotant d’un véritable
appareil formateur interne.
Pour un mouvement de la pratique ET de la théorie.
Dans les circonstances actuelles et en dépit de l’article 68 de nos statuts stipulant que « le MJCF
s’assure de la formation théorique et pratique de ses adhérentes et adhérents […] tant au niveau
local, départemental que national » la formation relève avant tout du local avec, souvent chez les
plus petites fédérations, l’organisation de temps de formations souvent irréguliers du fait des
circonstances et du manque de moyens. Il peut arriver également que la théorie soit écartée par le
militantisme, la pratique, tout aussi essentielle cependant. Pour y remédier, nous pourrions suggérer
la création d’une commission nationale dédiée, accompagnée de cadres à l’échelle fédérale et
locale. Cette commission pourrait alors servir d’autorité centrale sur la question et permettre ainsi
une cohérence idéologique du mouvement. Elle pourrait se réunir en début de mois et fixer une
thématique, une œuvre ou un concept à étudier dans le même mois, en rapport, ou non, avec
l’actualité. Le choix serait alors transmis à des responsables fédéraux eux-mêmes chargés de le
communiquer à des responsables locaux appartenant à leurs fédérations respectives. À partir de là, le
responsable fédéral devrait simplement s’assurer que la consigne soit appliquée localement par les
responsables locaux aux travers de temps de formations, au moins un dans le mois, en accord avec
les décisions, aides et recommandations centrales visant à une étude et une compréhension des
fondamentaux du communisme, prioritairement les écrits de Marx, Engels et Lénine, mais aussi un
apprentissage plus technique. Ces temps d’apprentissages collectifs, plus que des cours, des
échanges, permettraient au passage une meilleure assimilation en épargnant aux adhérents les
difficultés de l’apprentissage solitaire. Cette organisation interne de la formation, stimulée par le
haut, devrait viser à faire de l’apprentissage théorique quelque chose de plus constant, systématique
et régulier dans une optique d’aide aux échelons inférieurs. Ces nouveaux cadres, formés
nationalement, pourraient être élus à l’échelle locale par les unions des villes et les fédérations
tandis que la commission pourrait l’être pendant le congrès. Cette proposition, incarnée par ce
modèle non définitif et certainement imparfait, cherche avant tout à nous amener à la réflexion vis-
à-vis de notre approche à la formation théorique des adhérents et voit une solution par la création
d’un appareil interne entièrement dédié.
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