Autre
par MJCF 78Pour des transports d’une meilleure qualité, publics et gratuits.
Le domaine des transports est d’une importance majeure pour la vie de tous les jours ainsi que la transition écologique, qu’il s’agisse du transport de voyageurs, des travailleur.es ou de marchandises. C’est pour cela qu’il est important de garantir un service de transport efficace en renationalisant le Fret ferroviaire et la SNCF et garantir un meilleur service public des transports.
I. Les effets néfastes de la mise en concurrence/privatisation.
En effet, et nous l’avons vu dans plusieurs pays y compris en France avec la réduction des budgets de la SNCF et des services publics du transport par l’État depuis le début des années 2000 et l’ouverture des transports à la concurrence mise en place par Elisabeth Borne alors ministre des transports sous le premier mandat de Macron, la mise en concurrence/privatisation des moyens de transports publics est inefficace, avec par exemple le Royaume Unis qui après 30 ans de privatisation envisage de renationaliser le ferroviaire. La privatisation des transports publics cause dans le cas des transports ferré comme les trains et les métros par exemple, une augmentation des prix des billets, une fermeture des lignes les moins rentables ainsi que des trains majoritairement sur les horaires les plus rentables, excluant donc les travaileur.es de nuit, commençant très tôt le matin ou vivant dans les campagnes, créant ainsi un abandon d’une partie de la population ayant besoin de se rendre d’un point A à un point B (car les entreprises privées ne cherchent que la rentabilité au nom du capital). Les incidents aussi augmentent, notamment les retards et les défaillances techniques dues au mauvais entretien des équipements ferroviaires et des rames de train/métro pour faire des économies et chercher la rentabilité à tout prix. Cela dégrade aussi les conditions de travail du personnel travaillant dans le domaine des transports comme les cheminots dans ce cas-là.
A) Le cas de la mise en concurrence des bus et des tramways.
La mise en concurrence concerne aussi les bus et les tramways, comme en Île-de-France par exemple ou Île-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France présidé par Valérie Pécresse, a permis l’ouverture à la concurrence le 1er janvier 2021 en commençant par les nouvelles lignes de tramways et le réseau de bus dans les départements de la Grande Couronne puis sur celui de la Petite Couronne et de Paris. Cette ouverture à la concurrence a montré des effets néfastes dès le début avec une dégradation des conditions de travail du personnel, de mauvaises conditions de transport des usagers, une augmentation des retards, des pénuries de conducteurs ou de personnels pour la maintenance des véhicules, des bus supprimés ou mal entretenus. Nous pouvons parler du cas de la Vallée de Chevreuse dans les Yvelines par exemple, ou le changement d’opérateur (ou de compagnie) a été très mal gérée, avec des retards, des bus qui ne passent pas aux horaires indiquées ou des conducteurs ne connaissant pas ou très peu l’itinéraire à emprunter pour les lignes de bus et de cars scolaires. Nous pouvons aussi parler du cas du Val-d’Oise, ou les conditions de travail des employés se sont fortement dégradées suite au changement d’opérateur. Les tramways ne sont pas épargnés non plus, comme avec le cas de la nouvelle ligne de tramway T12 dont les premiers mois de service étaient très compliqués, avec un manque de rames, une pénurie de conducteurs et plusieurs incidents.
B) Le cas du fret ferroviaire.
La privatisation du fret a aussi des effets néfastes, notamment sur l’environnement, en déplaçant les marchandises sur la route par exemple (en France, 90% du trafic de marchandise passe par la route), nécessitant ainsi le déploiement de beaucoup plus de camions pour transporter la même quantité de fret qu’un seul train rejetant ainsi énormément de gaz à effet de serres. Pourtant le fret a énormément d’avantages, un train peut transporter en moyenne l’équivalent du chargement de 50 camions tout en ne rejetant pas ou très peu de CO2 et de particules fines même avec des locomotives diesel, il y a évidemment la question des derniers kilomètres qui pose problème mais qui pourrait être réglé avec de nouvelles gares de fret plus proches des villes ou des zones industrielles pour un meilleur transport et livraison des marchandises. En renationalisant et développant le fret ferroviaire nous éviterons un désastre écologique majeur et garantirons un système de transport de marchandises bien plus efficace, plus sûr et d’une importance capitale pour la réindustrialisation de notre pays.
II. La solution ? Renationaliser et défendre le service public des transports.
Nous proposons de renationaliser la SNCF ainsi que d’investir massivement dans le domaine des transports publics pour avoir bien plus de transports de jour comme de nuit, et garantir la gratuité de ceux-ci pour les usagers pour permettre à la population de diminuer l’usage de la voiture au profit des transports collectifs bien plus efficace, assurer une transition écologique efficace et améliorer les conditions de travail du personnel travaillant dans le domaine des transports.
Sur la même problématique :
Porter des revendication claire sur la question de la drogue
La question des psychotropes à usage récréatif est une question vaste puisque concernant un large éventail de substances, mais ici celle plus recentrée de la « drogue » est une question de politique que nous nous devons d’étudier. Ici drogue fait référence au statut juridique des substances interdites à la vente et la consommation (il […]
Des commissions thématiques pour l’hégémonie du MJCF
Aujourd’hui, le MJCF se rend clairement visible sur les questions relatives à notre public : les étudiant.e.s, les lycéen.ne.s, et pour partie les jeunes travailleur.euse.s. Cependant, nous avons du mal à impulser et coordonner un ensemble de mobilisations thématiques, qu’il s’agisse des marches pour le climat il y a 5 ans à la loi immigration […]
Pour la mise en place d’une « commission formation »
Centralité de la formation – bref retour historique : « Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire », disait Lénine dans son ouvrage Que faire ?. Si cette citation rappelle de manière évidente la nécessité de se doter d’une théorie révolutionnaire pour guider notre pratique militante, elle sous-entend également que c’est au mouvement lui-même de s’approprier cette théorie, soulevant ainsi […]