Etudes
par Matteo Andreani - MJCF 13La Santé mentale dans le milieu étudiant
Depuis la pandémie et les confinements successifs, on a observé une régression nette de la santé mentale des jeunes et plus particulièrement des étudiants. Obligés à rester confinés dans leur appartement ou chambre en cité universitaire loin de leurs proches pendant plusieurs mois. Selon les formations, on peut également retrouver un contexte de stress et d’angoisse omniprésent, une compétition malsaine, une précarité de plus en plus marquée par des prix à l’année exorbitant pour certaines écoles et/ou formation. Si bien qu’à ce jour, une enquête de la Fondation April menée auprès des 18-25 ans en juin 2024 montre que 4 jeunes sur 10 ont déjà pensé au suicide. Entre 2020 et 2024, les passages aux urgences pour « pensées suicidaires » ont triplé, passant de 50 à 150 par semaine pour les 18-24 ans.
Pour l’année 2025, la santé mentale a été promue « Grande cause nationale » par le Premier Ministre avec un développement de dispositifs et notamment dans l’enseignement supérieur (plateforme Cnaé, Santé Psy Etudiants, Nightline). C’est donc un sujet de société prépondérant pour les années à venir, car il pourrait conditionner notre approche de ces jeunes, plus particulièrement des étudiants. Cette question sur la santé mentale dans le milieu étudiant mérite qu’on s’y attarde. Alors que les budgets de l’Enseignement supérieur diminuent, comment la mise en place et surtout la pérennisation de ces dispositifs sont-elles possibles ? Comment être sûr de répondre à une demande qui ne fait qu’augmenter depuis 4 ans ?
Les activités militantes moins « classiques » organisées au sein du MJCF, comme les tournois de foot, de pétanque, de cartes ou les concerts en faveur de causes que nous défendons par exemple, sont un bon moyen de faire passer nos messages tout en permettant aux jeunes et étudiants de recréer du lien. Je pense donc que ces initiatives sont très intéressantes dans le contexte actuel, bien que pas forcément simples à mettre en œuvre.
Une mise en avant, par le MJCF et/ou l’UEC, de la journée de prévention contre le suicide le 10 septembre pourrait être un moyen de parler à ces étudiants et surtout les entendre, faire remonter leurs voix dans les sphères de l’enseignement supérieur. Il y a bien sûr d’autres moyens que le MJCF et/ou l’UEC pour faire remonter ces voix, mais la multiplication des appels ne saurait être délétère pour ce sujet. C’est à mon sens dans le projet que nous cherchons à porter avec le mouvement, celui de donner de l’espoir et écouter la détresse des jeunes pour mieux la combattre ensemble.
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