Rôle du MJCF
par Chassagne Henri - MJCF 94Conscientiser, Organiser, S’implanter : Le MJCF dans les quartiers populaires.
L’histoire sociale de notre pays témoigne du rôle central que jouent les quartiers populaires dans les luttes sociales. Ils sont le front de la lutte des classes, où s’affrontent chaque jour les conséquences d’un capitalisme sauvage, en crise et en réorganisation autoritaire : précarité, chômage, répression et maintenant l’austérité. Mais soyons clairs, ces territoires ne sont pas résignés ou dépolitisés, ils sont des foyers de résistance à condition qu’on s’en donne les moyens.
Le MJCF a donc aujourd’hui une responsabilité historique : celle de conscientiser cette jeunesse, d’organiser et de structurer ses colères pour qu’elle devienne une force capable de renverser les logiques du système capitaliste.
Nous devons être sur le terrain, avec eux, partie prenante de leur quotidien, car c’est là que se joue l’avenir de la lutte des classes.
I. Rompre avec le mythe de la dépolitisation des quartiers populaires
Il est temps de balayer cette fable que les quartiers populaires seraient dépolitisés. Ce mythe sert à nous diviser, à nous faire croire que nos luttes sont marginales et ne trouvent pas d’écho.
Mais les jeunes de nos quartiers vivent la réalité de l’exploitation et de la violence de l’État chaque jour. Ils connaissent la précarité, l’humiliation, les violences policières. Leur colère est là, elle est puissante, elle est politique.
Le MJCF ne doit pas « politiser » les jeunes des quartiers, car ils le sont déjà par leur vécu. Notre mission est de conscientiser, d’organiser cette colère diffuse, de la canaliser pour qu’elle devienne une force collective capable de frapper le système au cœur. Abandonner ces territoires serait une erreur fatale. C’est ici que nous devons construire notre présence.
II. Construire un MJCF ancré dans la vie des quartiers populaires
Nous n’avons pas besoin de présence symbolique ou d’actions ponctuelles. Il nous faut une implantation quotidienne, durable, engagée dans la vie des quartiers. Le MJCF doit être une force vivante, présente dans chaque combat, chaque lutte sociale locale. Les jeunes ne nous attendent pas, ils nous cherchent déjà, et c’est à nous de répondre présent.
Nous devons mettre en place des espaces de solidarité, des clubs sportifs, des lieux d’organisation où le projet de révolution communiste devient concret. Nous ne devons pas simplement dénoncer le capitalisme, nous devons y opposer des alternatives immédiates, tout en ancrant chaque lutte dans une perspective révolutionnaire. Là où d’autres gèrent l’ordre établi, nous proposons un projet de transformation radicale.
Pour renforcer cette dynamique, il est essentiel de construire un relais institutionnel solide aux côtés du PCF. En travaillant main dans la main avec nos élus communistes et en développant des alliances durables, nous pouvons structurer des réponses politiques concrètes aux besoins des quartiers populaires. Cela passe aussi par la mise en place de candidatures issues de ces territoires, de nos rangs, ancrés dans les luttes locales, pour que nos voix soient entendues et nos combats portés jusque dans les institutions.
III. Le MJCF : un espace de formation politique et de lutte
Notre action ne peut se limiter à des slogans ou à des revendications générales. Nous devons offrir à la jeunesse des outils de compréhension et d’action. Face à un système capitaliste qui les broie, il est de notre mission de leur permettre de saisir les causes profondes de leur exploitation.
Le MJCF doit devenir un espace de formation politique, où la théorie marxiste rencontre la pratique militante. La jeunesse populaire doit comprendre que ce qu’elle vit n’est pas une fatalité, mais le produit d’un système à abattre. Nous devons transformer chaque indignation individuelle en conscience collective, chaque révolte en une lutte organisée.
Conclusion
Le MJCF ne peut se contenter d’observer les luttes des quartiers populaires de loin et d’y apporter un soutien bienveillant. Nous devons être au cœur de l’action, avec eux, chaque jour. Enracinons-nous dans ces territoires, structurons les colères et donnons à cette jeunesse les moyens d’abattre le capitalisme et d’ouvrir de nouvelles perspectives de société.
Nous ne gérons pas la misère, nous portons l’espoir à travers des aspirations révolutionnaires. C’est sur ce front, aux côtés des jeunes de nos quartiers, que se joue l’avenir de notre combat communiste.
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