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par Fédération du 37

Lien et équilibre entre les cadres et la Fédération

Cette contribution a été écrite en atelier d’écriture organisé par la fédération d’Indre-et-Loire. Un groupe d’adhérents a réfléchi pendant 15 minutes autour de cette thématique, avant de présenter leur réflexion à l’ensemble des camarades présents. S’est suivi un temps d’échanges et de débats, qui ont amené à l’écriture de cette contribution. Les camarades qui composaient le groupe sont ou ont été en
responsabilité. La synthèse de ces débats a été réalisé par la coordination, puis envoyé aux adhérents et adhérentes pour toutes modifications avant d’être déposée ici.

Les cadres occupent une place importante dans une organisation structurée comme la JC. Mais qu’attend-on d’un cadre et quel est son rôle précis ? Un cadre n’est pas un « chef suprême » ou une avant garde élitiste déconnectée des autres membres. C’est avant tout un adhérent comme les autres, qui a choisi de s’investir davantage sur un axe spécifique pour contribuer à l’évolution collective. Cette
approche démocratique permet de maintenir un lien fort entre cadres et adhérents, en brisant l’image du
« moine soldat » ou du « petit père des peuples ».

Un bon cadre est celui qui reste perçu comme un pair, un camarade parmi les autres, et qui accepte pleinement la critique et l’autocritique. C’est aussi celui ou celle qui connait chacun et chacune de ses camarades, sans entrer dans leur vie privé, mais qui a des liens et permets aussi de mettre en lien chaque camarade. Ces pratiques ne visent pas à opposer les individus, mais à faire évoluer l’organisation en s’adaptant constamment à une réalité en mouvement, tout comme le capitalisme évolue. Ainsi, la critique et l’échange deviennent des outils fondamentaux pour ajuster et améliorer le travail collectif.

Il est important de créer un climat où chacun, y compris les nouveaux adhérents, se sent légitime pour formuler des critiques. Ces derniers, avec un regard neuf, peuvent parfois percevoir des éléments que d’autres n’identifient plus.

Cependant, l’application concrète de la critique peut parfois poser problème. Si les cadres ont tendance à écouter, ils ne prennent pas toujours les remarques pleinement en considération, ce qui peut freiner le processus d’amélioration collective. Comme à l’inverse de nouvelles adhésions peuvent être freinées, limitées dans leurs volontés d’émettre une critique.

Il est alors nécessaire d’avoir un équilibre dans la création d’un environnement sain de fédération et de
militantisme, qui passe par l’écoute de tous et toutes, le respect de tous et toutes mais aussi, la limite
posée entre la vie personnelle, l’intime de chaque individu et la vie fédérale.

Les critiques peuvent être formulées en privé comme en être exposées publiquement, tant qu’elles
restent dans le cadre de la politique, autant interne qu’externe afin de préserver la cohésion et de garantir
un fonctionnement harmonieux.

Par ailleurs, dans le cadre d’un désaccord politique, nous avons constaté à l’échelle fédérale, qu’il n’y a
rien de plus enrichissant que de transformer ce désaccord politique en une action permettant d’en débattre avec un public plus large. Pour l’exemple, il y a eu une grosse interrogation chez des nouveaux adhérents sur la participation à un rassemblement antifasciste face à la marche d’identitaire dans Tours, pour des raisons internes la coordination a refusé d’y appeler officiellement, tout en laissant évidement le choix aux adhérents d’y aller, mais la coordination a assuré que les jeunes communistes auront leur expression qui s’accorde sur notre discours et fond politique.

De là, les cadres ont mis en place un plan politique et de communication pour s’investir de ce sujet-là.
Enfin, l’équilibre entre délibération et action est essentiel. Il est donc essentiel pour notre vie démocratique interne, qu’une fois qu’une décision a été prise collectivement, par un bureau ou une assemblée générale, il est important de respecter cette discipline dans l’action.

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